Les vitraux de la galerie de Psyché

de Vixn

Les vitraux de la galerie de Psyché

Réalisés entre 1542 et 1544, les quarante-quatre vitraux racontant l’histoire de Psyché sont maintenant conservés au musée Condé à Chantilly. Il était fréquent à cette époque d’illustrer des fables, des scènes mythologiques ou des proverbes, mais le plus souvent les scènes représentaient des sujets divers. On voyait alors des vitraux profanes jusque dans les églises et les abbayes. Mais peu ont traversé les siècles, détruits par les guerres, les révolutions, les changements de mode, les accidents...

Les vitraux de la galerie de Psyché provenaient tout d’abords du château d’Ecouen, ils ont ensuite été confisqués en 1792 et furent exposés par Alexandre Lenoir dans son musée des Monuments français. Rendus en 1816 au prince Condé, propriétaire de Chantilly et Condé, il les légua par la suite, ainsi que tous ses biens, à son filleule et fils du futur roi Louis-Philippe, alors âgé de 8 ans. Les vitraux de Psyché furent transportés vers 1843 à Chantilly où ce dernier fit construire par son architecte Duban une galerie de bois pour les installer. En 1875 le duc d’Aumale fit élever par l’architecte Honoré Damet une galerie appelé « Galerie de Psyché », regroupant les vitraux en sept verrières de six panneaux.

Le duc d’Aumale les fit restaurer deux fois. En 1847 dix fut restaurés à la suite d’une tempête qui les avait endommagés, et en 1879 au moment de leur mise en place, par les peintres-verriers Lefèvre et G. Bardon.
.
Cette collection a été réalisée pour le grand connétable Anne de Montmorency (1493-1567) compagnon d’armes, puis ministre de François Ier et de Henri II.
Les vitraux étaient situé dans la petite galerie au premier étage de l’aile occidentale, appelé « Galerie de Psyché » en raison de son décor. Les vitraux occupaient parfaitement les dix croisées et les deux demi-croisées de la galerie

Anne de Montmorency a accompagné François Ier en Italie, et a connu Marignan, Bayard, et la captivité de à Pavie. Ses exploits de guerre lui ont valu d’être élevé au rang de duc de et de pair de France. De retour au pays, Anne de Montmorency a la tête pleine d’Italie. Ainsi il deviendra un grand mécène de l’art Italien. Il commandera notamment à l’architecte Jean Bullant la rénovation de son château de Chantilly (aujourd’hui musée Condée) et la construction de celui d’Ecouen (aujourd’hui musée national de la Renaissance).
Quand François 1er, qualifié de père des lettres et des arts, a décidé de construire son château de Fontainebleau, il provoqua un bouleversement fondamental dans l’évolution de l’art français. Il sollicita ainsi Rosso Fiorentino, maniériste florentin venu de Venise avec ses hommes. Rosso influencé par Michel-Ange, conçut le décor de la galerie François Ier, œuvre capitale dont l’iconographie des douze fresques à la gloire du roi est inspirée par la mythologie et l’histoire antique et où l’ornement joue un rôle nouveau. On y forme alors des équipes de peintres à fresques, de sculpteurs, de doreurs, de stucateurs. Le style Bellifontain marque l’art du décor qui est un art de cours. Les fresques, l’orfèvrerie, les tapisseries, les vitraux…
Une école née donc là, qui ne recevra qu’au XIXème siècle le nom d’Ecole de Fontainebleau. On y emprunte ainsi des sujets de l’Antiquité, traitant les thèmes de la mythologie, des allégories… Sans traiter ni le mystique ni l’ésotérique mais ayant un penchant certain pour l’érotisme, traitant le nu féminin, la sensualité des corps couchés, les torsions et les enlacements. Comme par exemple représenter les dames à la toilette.

Vous aimerez aussi

Venez découvrir la naissance des Jeux Olympiques

Tout le monde connaît les Jeux Olympiques modernes, mais connaissez-vous leurs …

Le rural avant l'industrialisation

La France, sous l'Ancien Régime, est principalement rural. A cette époque il ex…

Vixn, le 25 avr. 2012
 
Merci beaucoup ! Souhaitez-vous écrire un commentaire ?
3

Commentaires


   Connexion
ninette1 le 27 avr. 2012

MERCI!!!! très interessant!!!!

Un moment ... ...
Erreur!